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S'il est plus aisé pour les folkeux voyageurs de courir les festivités estivales, l'hiver ne constitue pas pour autant un frein à leur soif de danser. Faute de dormir à la belle étoile et de se baigner dans les rivières, ils se contentèrent du sol d'une salle polyvalente et d'un lavabo. Merci quand même. Ils, elles, étaient nombreux(ses) à avoir parcouru des kilomètres de France humide, pour se retrouver là où les charmants organisateurs leurs avaient mitonnés deux jours de bal bien relevés. |
De boeufs en démo, le dimanche après midi fût aussi un bal. La pluie nous ayant rassemblés sous un chapiteau bien chauffé, nous « éprouvère » le plancher jusqu'en fanfare. Seul bémol: une bière artisanale pas fameuse (au goût de celles que nous dégustons de bal en bal) et un peu chère. Encore merci et continuez à faire deux nuits : ça motive au déplacement. Ramon.
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Une histoire circassienne ? pensez-vous … Que nenni, même si un chapiteau est un endroit idéal pour se lancer dans un cercle circassien….. Et là, s’arrête les points communs, on se retrouve ensuite dans le jeu des contraires : Chez nous, c’était le 20 septembre : la Faydit’Féria (voir tout ce qu’on a écrit dessus, avec les photos et tout…) |
Et figurez-vous que le tout s’est terminé (démontage) le week end d’après en pleine inondation avec 50cm d’eau coulante sous le chapiteau !!!! Deux belles aventures en fait à 600 km de distance, une idée de base similaire, des moyens quasi les mêmes avec comme ingrédient de base une sacrée équipe de bénévoles et un résultat identique : QUE DU BONHEUR !!!..... Est-ce lié à la forme du chapiteau qui, tout comme le tepee ou la yourte, incite à une communication, un partage de qualité….. Peut être bien… Quant à « la bouche à oreille » ils ont l’intention de réitérer l’aventure au printemps 2009 Côté finances : Martin et Vincent : Carole Faydit |
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Saint Jean du Gard Rires et sourires à pleine bouche et de la danse pour tous les mollets ! Le 2ème bal organisé par le tout jeune Groupe de développement de la danse trad à Saint Jean du Gard a réussit son objectif : faire se rencontrer par la danse plusieurs générations de saintjeannais et provoquer un brassage social entre « hippies des montagnes et villageois ». Avec le bal pour enfants, l’apéro mit en musique par quelques Cevenic et le bal de Cabr’e Can, prés de 325 personnes ont vaillamment bravé une météo diluvienne, un phénomène cévenol en pleine alerte orange ! |
L’équipe de bénévoles, très motivée, avait bien fait les choses : une décoration originale de la salle, une restauration et une buvette de qualité et une programmation judicieuse avec Cabr’e Can. Avec leur répertoire de danses occitanes et languedociennes et les talents de Chantal en animatrice de danse, les musiciens ont mis tout ce beau monde en branle dans une ambiance chaleureuse et bon enfant. Néophytes et infatigables écumeurs de plancher ont mêlé rires et sueur sur les « tubes » de ce groupe rompu aux danses collectives d’ici telles les fanrandolles, les Treilles, la Boulangère, le Potiron ou leur fameuse valse …. « de Saint Jean ». Vivement le prochain bal ! Zibel |
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La question se pose, ça bouge pas mal autour du trad à Saint Jean du Gard, il s’y passe des évènements assez uniques, et il y a des bruits qui courent, peut être des inquiétudes… La question est pertinente, merci Carole ! Je pourrais répondre directement, dire mes prévisions à court et moyen terme. Mais je trouve plus pertinent de chercher d’abord pourquoi et comment ça bouge dans mon village. Imaginer comment ça pourrait évoluer sera ensuite probablement plus réaliste. Pourquoi les danseurs aiment tant Boulegan ? Le festival Boulegan à l’Ostal est né avec le troisième millénaire. Mais avant cela, je vais vous raconter une petite histoire trad de Saint Jean du Gard qui n’est pas encore très connue, et qui peut aider à éclairer celle de Boulegan. Pourquoi un village se met à danser ? …Ce sont des danseurs et quelques non-danseurs, parmi eux il y a des personnes du centre socioculturel l’Oustal, des élus aussi. C’est une bande joyeuse et déterminée dont j’ai la chance de faire partie. Ce groupe encore sans nom (!), nous l’appellerons ici par son premier slogan, Ça-va-faire-bal. On commence d’abord par organiser ce fameux bal du 2 février 2008, notre « avant première ». Ça-va-faire-bal sent qu’il est urgent de ne pas aller trop vite. Entraîner un village dans la danse ne peut se faire sans finesse. Nous lançons les ateliers, et avant de multiplier les bals, nous prenons plusieurs mois pour donner du temps au temps : nous nous ajustons entre nous, nous déclinons nos buts sur papier, nous mettons en face les moyens appropriés. Au lieu de monter une association, nous intégrons le centre social et socioculturel l’Oustal. Tout ce temps « perdu » n’est que prise d’appui pour mieux danser… Danser comme ce 31 octobre 2008 ! Pour notre « premier bal », la météo nous met en alerte orange dès 17h00. Et pourtant, ce furent 325 personnes et beaucoup de bonheur : avec cet épisode cévenol, la fête était au rendez-vous. La danse était à la hauteur de l’ambiance dans l’équipe de bénévoles, de la pêche du groupe Cabr’e Can et de la qualité de la déco. Les courageux venus de loin s’en souviendront… Pourquoi les danseurs aiment tant Boulegan ? Ces questions peuvent probablement amener plusieurs réponses. Pour ma part, je donne la même réponse aux deux questions. Les danseurs ont la même attente que les villageois, un grand besoin d’air, l’envie de se lâcher à respirer à pleins poumons. Je m’explique : Les danseurs qui viennent à Boulegan trouvent surtout un grand air de liberté On danse à fond, mais loin des confinements de « danseurs-spécialistes ». Bien sûr que nous, les accros de la danse, nous avons besoin de festivals d’aficionados. Bien sûr que nous avons besoin de « Mecques » comme Gennetines, mais point trop n’en faut ! Un grand besoin d’air, c’est en fait le même besoin pour nous, les villageois |
Depuis les années 70, le village a profité de plusieurs vagues de nouveaux habitants, ou de gens qui reviennent après avoir bien bourlingué. Cela a donné progressivement de l’air frais, et maintenant les temps sont probablement mûrs pour aller plus loin. Le trad peut être un grand vent du large, c’est un potentiel extraordinaire. On ne sait pas l’or que nous avons entre les mains ! En fait, le tout du tout, c’est d’ouvrir les boîtes de Pandore du trad. Et alors, quelles sont les perspectives pour le trad à saint Jean du Gard ? 1. Aujourd’hui la plus belle perspective, la plus précieuse, c’est la poursuite de BOULEGAN, cette belle « machine » à donner de l’air, de la fête, de la liberté… Cela va donner un vendredi 10 avril 2009 avec une création surprise de Simone Botasso (duo Botasso + …), Bal’ o Gadjo et Djal, et le samedi 11 avec l’Armoire Bleue, Boréale, Le Quintette à Claques et … ? 2. Du côté de Ça-va-faire-bal, c’est l’atelier de danses mensuel avec des musiciens et Guillaume Groulard pour montrer les danses, le 2ème mercredi du mois à 20h30. A terme on lancera peut être un mini-bal chaque mois avec un petit budget, avis aux musiciens ! Et puis… 2 rendez-vous annuels pour danser + la fête de la musique : > Le BAL D’HIVER : chaque année le 3ème samedi de février, 15 jours après la Saint Blaise de Saint Martial. En 2009, c’est le 21 : Repas bio dansé (en partenariat avec une association qui fait un séminaire pour 100 personnes sur « écologie et économie »), petite restauration. Les groupes : éol, Cévennic et Bal en chantier. > La fête de la musique : sur la place le 20 ou 21 juin (à confirmer) > Le FESTI’BAL : chaque année le 1er week-end des vacances de toussaint. En 2009, ce sera les vendredi 23 et samedi 24 octobre. Pré-programme : 3. Plusieurs autres acteurs sont demandeurs de bals trad, même si ce n’est pas leur vocation première (collectivité, entreprises, association). Je ne peux encore en parler, c’est en germe et non confirmé. Et c’est sans parler des bals privés qui se feront probablement encore ici ou là. 4. Une autre belle perspective, ce serait que pendant Boulegan ou les autres bals annoncés, les fondus de danse invitent encore dans leurs tourbillons les débutants. Ce serait super qu’ils ouvrent un peu plus leurs cercles, qu’ils accueillent dans leurs danses les villageois qui les accueillent chez eux depuis quelques années. Perspectives à plus long terme… A Saint Jean du Gard, nous avons beaucoup d’acteurs qui veulent favoriser le trad et/ou la cohésion sociale. Certains ont des projets parfois importants. Nous pourrions être tentés de projeter la construction d’une structure juridique pour nous regrouper, comme une grosse association ou une fédération. A priori, je pense que ce pourrait être un peu risqué. Il est probablement plus judicieux de favoriser dans le même temps l’éclatement des pouvoirs et les partenariats. Une mise en réseau des acteurs, souple et peu formelle, peut consolider et pérenniser des projets. C’est à mon avis dans la promotion de cette façon de travailler que va se jouer l’ampleur des perspectives du trad à Saint Jean du Gard. Ici se dessine un trad de plus en plus populaire, ouvert sur l’extérieur, inséré dans la vie du village. C’est une nouvelle culture qui s’installe peu à peu. Elle est porteuse d’une nouvelle convivialité. Déjà, elle a commencé à émousser des clivages entre des gens et des groupes sociaux, et à diminuer des blocages individuels… !
André Mercoiret, le 30 décembre 2008 |
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