Pour ce numéro, trois nouveaux CD à vous proposer dans le coin… J’ai songé aussi à aller voir ce qui se passe… entre la scène et la galette, en répet, au studio, chez le graphiste… une sorte de making  off du Cd quoi….

Allez, en route…..


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Biscam Pas : Lengadoc als quatre vents...

Une invitation au voyage dans une région ouverte, un tour d'horizon qui comporte des créations, des rappels de la tradition, sans oublier une ouverture vers l'Espagne et l'Italie, dont les immigrants ont contribué à bâtir un Languedoc à la fois divers et fort de ses racines (écouter aussi les tarentelles à la rubrique 'concerts, bals')..

Prix: 18 € (port compris)
Commande: Daniel Rey 04 67 74 93 24

philippe.carcasses@cegetel.net
La Cosconliha : La nueit e lo jorn

La Nueit e lo jorn, le second CD trad-alternatif du groupe Cosconilha est enfin sorti!
Cette coproduction très dansable Cosconilha/ CIRDOC/ Farandole Biterroise a été
enregistrée dans, l'Aude, l'Hérault et le Gard en 2008 par Laurent Audemar. Cet album est plein de surprises: des "lives", des compositions, des poésies de Clardeluna, un mini-poster à l'intérieur,... et un énorme duo de hautbois Florence Garau/ Laurent Audemar (Une anche passe, ...),

Avant de le trouver dans les bacs des grands distributeurs, vous pouvez vous le procurer:
- à Béziers, disquaire DOREMI, rue Française;
- Lors des balètis et passas-carrieiras (pour les dates, rendez-vous sur www.cosconilha.blogspot.com);
- Par correspondance (Cosconilha- M. P. GARAU, 5 rue Zola, 34 Corneilhan)
(Cosconilha- M. S. BOYER, 154 chemin des épanchoirs, 34500 BEZIERS)

Les souffleurs de rêves : Es sus la talvera qu'es la libertat

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Dédié à l’univers poétique du grand écrivain et poète occitan Jean Boudou, c’est le 2ème CD  du groupe languedocien, reflet fidèle du nouveau concert en tournée  2009.
Cet album a une longue histoire, qui a certainement commencé dans l’Aveyron des années 60 où le fondateur de groupe, Alain Charrié a eu la chance de cotoyer Boudou, enseignant et militant syndical comme son père, avec qui le poète partageait aussi la passion de la langue d’Oc. Gamin de 11 ou 12 ans, Alain ignorait alors quel écrivain et poète il était.
Il le découvrit plus tard dans les années 70, tout entier contenu dans ses contes, ses romans magnifiques et surtout, plus intimement, sa poésie. Cette langue, pourtant familière et quotidienne, exprime puissamment les interrogations universelles de l’homme Boudou : différence et marginalité à travers la notion de « talvèra »  (Lisière d’un champ, marge), destin d’un pays en exil intérieur et de sa langue en résistance, ambivalence de la Femme tour à tour vénale et sublimée, mythes religieux et références historiques…  Tissage minutieux des mots, sans complaisance ni concession à un quelconque folklore.
Cette écriture musicale et rythmée séduit aussi le musicien que  devient Alain en ces années du  revival des musiques traditionnelles et de la revendication occitane. D’abord quelques poèmes mis en musique, d’années en années au gré des relectures, sans projet précis ….   Et puis l’envie, bien plus tard, avec plus d’expérience et avec les amis musiciens des Souffleurs de Rêves, de concrétiser quelque chose qui va accompagner un temps ces textes magnifiques..

Alain Charrié : chant, cabrette, hautbois languedocien
Bernard Toty : accordéon chromatique
Brigitte Mouchel : tuba euphonium
Denis Fournier : batterie, percussions

Dans le livret, une adaptation française remarquable et des notes sur les textes, par Roland Pécout (autre poète occitan de haut vol)

En attendant de trouver bientôt le CD dans les bacs (l’Autre Distribution) on peut le commander  en envoyant un chèque de 17 € (port inclus) à Images d’Oc – Le Véradier Esc.31 - Bd P.Mendès-France - 34200 Sète 

Télécharger le bon de commande sur la page myspace du groupe : www.myspace.com/lessouffleursdereves

Contact groupe :
Les Souffleurs de Rêves
Alain Charrié 
15 rue Martial perret 34200 SÈTE
04 67 78 60 30 / 06 71 65 22 22
lessouffleursdereves@orange.fr

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L’idée :
Entre le moment où le groupe se dit : « Et si on enregistrait un album ?? » et le moment où nous pouvons en parler dans nos colonnes, de longs mois peuvent s’écouler.
Il faut tout d’abord se mettre d’accord sur le choix des morceaux. C’est une chose d’avoir un répertoire de deux heures sur scène et une autre de devoir réduire ce même répertoire à une cinquantaine de minutes (entre 12 et 17 morceaux). Ceci est une première « épreuve » pour la cohésion du groupe :
Va-t-on choisir un morceau parce que le public l’aime, parce que les musiciens  le jouent tous avec grand plaisir, parce que c’est une création du groupe et témoigne donc de son image…
 Autant de questions qui se posent immanquablement.
D’où une question de fond beaucoup plus générale : « pourquoi faire un album ? »

Bal en chantier
la scène, c'est le vécu
le cd c'est un peu comme une photo souvenir
la scène c'est mouvant, un morceau est différent à chaque fois
le cd c'est une manière de figer une idée musicale
(il n'y a pas de jugement de valeur la dedans)un randonneur de retour à la maison trace sur une carte le chemin qu'il a parcouru pendant son périple
le chercheur fait un livre qui synthétise son travail
le musicien fait un cd
pour lui
pour les autres
puis le premier reprend son bâton, l'autre son éprouvette, le troisième ses oreilles
et c'est reparti.
Quand on fait de la scène, les gens danse
le cd, c'est fait pour être écouté confortablement assis dans son salon
c'est pas les mêmes exigences
Nous avons retravaillé les morceaux selon notre oreille avec la double exigence de la danse et de l'écoute pure.
 Pour la danse: on garde les carrures, le bon tempo, un swing qui nous semble correct
 Pour l'écoute:
Nos oreilles nous ont dit qu'à tel moment il manquait une grille de guitare, une ligne de percus, une basse, ... on les a mis... jusqu'à ce que nos oreilles nous disent "ouais c'est pas mal"
Il est des choses qui sont difficiles à mettre en place sur scène (surtout quand on est que deux) et qui sont possible en studio.
 Enfin, dans cette idée de photo souvenir, il était important qu'apparaissent sur le cd les personnes qui avaient le plus compté dans l'histoire du groupe
On les a invités à travailler sur ce cd.
Didier qui nous a prodigué beaucoup de conseils sur la musique
Gwenn qui depuis le début nous a gratifié de superbes compositions
Alexis qui nous a soutenus de son amitié.
Idem pour le studio et le graphiste :
 Mathias est aussi une des personnes qui a compté dans l'histoire du groupe, il était - outre ses compétences indéniables - important pour nous que nous allions dans son studio
Fabien idem. Nous lui avons laissé champ libre pour l'idée générale du visuel.

Le plus long pour nous dans l'enregistrement du cd à été le mixage d'une part et puis le fait de revenir plusieurs fois parce qu’à tel endroit nos oreilles nous disaient qu'il manquait une nappe d'accordéon, une grille à la guitare...
En bref, 6 jours de prises de sons, 3 mois de mixage...

Mathias Lahiani (studio) :
Un cd pour faire une sorte de photo du moment de la vie du musicien ou du groupe, comme une sorte de ponctuation pour articuler vers autre chose.
Aussi un cd pour gagner de l'argent (entre 2 et 4 fois la mise à l'échelle des groupes régionaux)

Du point de vue du preneur de son et musicien classique, je trouve que les enregistrements sont le lieu de remises en questions de la praxis et de progrès d'écoute et de concentration. Car finalement le vécu musical est très subjectif, il est fonction de l'humeur du musicien lui même, de son euphorie, de la quantité de public... alors que l'enregistrement est objectif et fonction de la réalisation. Curieusement, ce sont surtout les musiciens autodidactes qui enregistrent : ils ont plus l'habitude de pratiquer en bœuf ou en concert que de prendre du recul avec un prof qui les écoute chaque semaine. D'où ce changement d'écoute quand ils arrivent au studio. Les musiciens diplômés que je connais n'enregistrent que très rarement: ils ne se sentent pas à la hauteur et se disent que c'est réservé aux plus grands (qui eux par contre enregistrent par dizaines d'albums avec agents, éditeurs et producteurs).

les arrangement sont en général revus à l'efficacité donc fins plus "clean", intro plus courtes...
Pour la musique à danser les morceaux sont moins longs car danser ou écouter, ce n'est pas la même temporalité..

Pour le nombre de jours et les prises studio séparées, je préconise 1 jour et demi par morceau tout compris; Une production chanson française moyenne (T Fersen) met environ 6 jours par morceaux. Pour les musiques enregistrées ensemble comme le jazz ou le classique ça peut aller beaucoup plus vite.

Pour finir, je pense à cette histoire de faire de son mieux, puis de le donner à voir au monde: c'est prendre un risque. Je trouve que c'est aussi ça un cd. C'est un pas psychologique important, comme un passage à l'acte...etc. Par ailleurs, je trouve que c'est fortement lié au narcisse. C'est se montrer et se regarder, c'est aussi être fier. J'ai souvent été témoin de changement de comportements sociaux quand les musiciens sortent leur cd: on est comme booster....on se sent peut être plus important que la norme?

Boréale :
L'enregistrement studio est une autre facette de l'expression musicale, complémentaire au live car radicalement différente : on procède et on joue vraiment autrement pour un enregistrement.
Le disque permet de donner à nos musiques une forme particulière (arrangements, invités, re-recording...) qui ne pourrait prendre corps de la même façon en concert ; et puis écoutant moi-même encore beaucoup de CDs (malgré et avec toutes les autres possibilités de diffusion de musique enregistrée) il me parait - au moins jusqu'à aujourd'hui en 2008 ! - encore valable et important d'apporter régulièrement une nouvelle petite pierre.
Et si toutefois le support CD disparait, cela ne remet pas en cause l'envie, la possibilité et la nécessité de graver du son régulièrement !
C'était surtout plus long d'en déterminer l'ordre que de décider quels morceaux enregistrer !
En fait le projet d'enregistrement est déjà en partie motivé par un répertoire assez neuf de compos : une matière première qui donne envie d'assembler ces chapitres inédits en un beau "roman sonnant" !
Pour le choix du studio c'est déjà l'ingé-son qui y fait beaucoup !
Et tant qu'à faire : un lieu au vert où on peut se détendre et prendre l'air entre deux prises ou deux mix !
Pour "Mousson" on était vernis : Toto (Antoine Carriat) est un mec en or qui a aménagé son studio dans les collines du Tarn et Garonne...
C’est qu’on y passe du temps :
pour le solo " 3ème Souffle" (avec 10 invités) : 6 jours d'enregistrement, 6 jours de mixage;
pour "Mousson" de Boréale (avec 5 invités) : 6 jours d'enregistrement, 10 jours de mixage

Le  visuel ?
Super important ! Pour le solo comme pour l'album de Boréale on a creusé la voie du papier/carton recyclé pour la pochette ; on a collaboré avec un graphiste, une calligraphe, intégré des photos et des textes... de bonnes sessions d'échanges et de remises en question en souvenir !

C'est un épisode super important dans nos vies de groupes et de musiciens.
On apprend énormément, on écoute énormément, et c'est aussi très éprouvant !
 
Je ne voudrais pas m'en passer, mais c'est bien aussi que du temps passe entre deux enregistrements : 
l'autoproduction nécessitant d'être présent et vigilant à toutes les étapes, cela fait du projet un vrai chemin d'aventure !
Par exemple pour "Mousson", entre la maquette de préproduction et la sortie de l'album, 4 mois fermes se sont écoulés sans vraiment laisser de répit... On en est sortis heureux mais épuisés !

 La métaphore de l'accouchement n'est pas loin !!

Tralala :
Notre premier nous a été inspiré par Spi qui nous a motivées à laisser une trace de notre travail, il nous a permis d’affiner notre répertoire : une aventure exaltante!! Et un sacré boulot !! Nous voulions faire un live car notre musique est complètement portée par les danseurs….. Finalement, ça s’est terminé bien au chaud au studio, tranquille…
Nous n’avons gardé que les morceaux que nous assumons sur scène ; idem pour les arrangements.
 
Pour retrouver les danseurs, nous avons organisé une soirée « silence, on danse ! » dans une grange avec plancher au cours de laquelle nous avons diffusé le Cd mixé afin d’enregistrer le son des danseurs. Nous n’avons pas obtenu un résultat très satisfaisant et n’avons conservé qu’un morceau avec les pas (l’Androc).
Pour le visuel, pfff… que c’est difficile de choisir : proposition de peintre, séance photos (c’est ce jour-là qu’on a un gros bouton sur le menton !!), textes à choisir, polices de caractères…. Et la pochette carton ou plastique, avec ou sans livret ?? Bref, une épreuve : ça doit être plus simple pour un musicien solo !!!
Avec ça, il faut quand même bien dire que l’on n’est jamais totalement satisfait, c’est un constat à un moment donné qui s’avère perfectible… Une belle leçon d’humilité….

Bas les Pattes :

Quand on a décidé de se lancer dans l'aventure de l'enregistrement avec Bas les Pattes, la première question qui a émergé était : studio ou live ? La réponse est venue très vite : tout notre travail est orienté vers la danse, notre énergie musicale provient à 50% de celle que nous envoient les danseurs en action, alors on ne se sentait pas du tout de se retrouver chacun dans une petite boite en verre à jouer chacun sa partie casque aux oreilles !
A la réflexion il y avait sans doute aussi pour certains d'entre nous la peur de mal faire, car voyez vous le studio ça oblige à jouer juste et bien en rythme, alors qu'en live on peut cacher ses pains derrière le brouhaha général.
Concrètement, ça s'est fait au cours de 3 bals qu'un ingé-son est venu enregistrer en multipiste numérique. Au premier bal, il y avait tellement de monde, tellement d'ambiance qu'on a joué comme des cochons fous, on n'a pu garder qu'un seul morceau, le reste était une sorte de bouillie pleine d'électricité.
Au second bal, il y avait tellement personne qu'on a joué comme en studio, dans un calme parfait. Il en est sorti des morceaux délicieusement insipides. On en a gardé un.
Au troisième bal, il y avait une assistance plus équilibrée, une bonne équipe de danseurs trad, quelques danseurs plus déjantés. Avec nos deux bals précédents on était mieux rôdés. L'énergie a été correcte, la précision pas catastrophique. On a gardé 10 morceaux.
La sélection a été longue et pénible.
En enregistrement live, contrairement au studio, on a plus de matière qu'il n'en faut : de 30 morceaux enregistrés (en 3 versions chacun), il a fallu descendre à 12. Et là, ça a discuté ferme : faut il vraiment garder notre seule chanson ? Non, car on y bêle comme le troupeau de Louise. Oui, car ça apporte une ambiance différente... ce sera finalement oui. Et le rondeau ? Oui, car il fait vraiment bien groover les danseurs ! Non, car ta putain de guitare était vraiment trop désaccordée ! Ce sera finalement non. 30 discussions à n'en plus finir pour obtenir ... quelque chose, une étape, un instantané subjectif de ce qu'était Bas les Pattes en février 2006.
Non, vraiment, le live c'est trop top. On prépare un second CD pour 2010...

Ce sera un album studio.

Coriandre :
un CD ?
pour "figer" à un moment donné notre travail comme une photo de notre musique.
pour se faire plaisir
pour permettre de diffuser notre musique à un public encore plus nombreux
Certains morceaux se sont sélectionnés tout seul, ce sont les "tubes" du groupe, qui
fonctionnent sur scène et qu'on a envie de voir figurer sur la galette.
D'autres font objet de polémique suivant le goût de chacun dans le groupe...et parfois c'est en studio que cela se décide suivant la forme que prend le morceau lors de son enregistrement.

Par exemple on a du faire du re-recording (procédé qui permet d’enregistrer chaque voix ou instrument séparément et de mixer le tout ensuite), je ne joue jamais basse et guitare en même temps sur scène, mais au studio tout est possible...puis au niveau des intros par exemple ou des fins, on n’envisage pas les choses de
la même manière si on a le public en face de nous... D'ailleurs sur les nouvelles créations que l'on fait en ce moment on se dit : "tient on gardera cette fin pour le studio mais en bal on l'a fait autrement"

Ce n’est pas nous qui avons choisi le studio mais c'est le maître des manettes du studio « l’intraitable » à savoir Jean Michel Poisson (Spi quoi !!) qui nous a fait la proposition de travailler avec nous...et comme le courant est vraiment bien passé nous avons enregistré nos trois album là bas...et pourvu que ça dure

Combien de jours ?
oulala...beaucoup....on a fait en moyenne une semaine en groupe puis
ensuite on y allait séparément pour faire des prises individuelles....

Côté visuel, pour les deux premiers artistes nous avons travaillé avec Nicole Emonthspool, une artiste peintre à qui on a donné les premiers enregistrements puis on l'a orientée sur les couleurs et le thème, pour « La Marmita d'Oc. »
Pour « Se leva lo vent », l'artiste s'est inspiré du titre.
Puis pour le dernier album c'est Olivier Girault qui est illustrateur qui nous à fait la peinture....
On accorde une grande importance au visuel, et pour l'instant on préfère des dessins...viendra peut être un album où on mettra une photo du groupe !!!

En résumé, enregistrer un album c’est un véritable enfantement !!!
Pour le premier pour ma part c'était la découverte du travail de studio, qui est vraiment différent de la scène.
Puis ensuite c'est le plaisir du rendu de certain morceaux et les évolutions qu'on peut apporter à certain d'entre eux.
Et tout le travail sur le livret, les photos, les textes...c'est très riche ...mais c'est du boulot!!!!
Le plaisir a été vraiment partagé en équipe et dans notre aventure chacun à pu apporter sa griffe notamment les autres artistes : ingé son, photographe, peintre...
Cette idée de faire une œuvre complète et collective est vraiment intéressante.
Et puis enfin, après toute cette attente le plaisir d'avoir "l'objet" dans les mains...encore plus beau que ce qu'on imaginait...surtout pour le premier...
Et maintenant on y prend goût...alors à suivre !!!

Bal Ô Gadjo :
Pourquoi un CD ?
L’envie de laisser une empreinte sonore correspondant à 2 ans de travail et d’expérience avec un groupe.
Le répertoire qui constitue les titres présent sur l’album a été longuement réfléchi entre tous les membres du groupe.
Il s’agit uniquement de nos compositions, les plus abouties en termes d’arrangement où chaque membre du groupe s’exprime tour à tour sans qu’il y est aucune frustration pour personne.
Chaque titre a été retravaillé (et parfois réarrangé) plus en détail pour l’album afin d’affiner et d’être sûr de ce que chaque musicien fait sur chaque partie. Le morceau doit être cohérent dans sa globalité à la fois pour la danse et pour les oreilles.
Les transitions entre les différents arrangements au sein d’une même danse ont constitué un gros travail qui permet au morceau d’être plus homogène. L’auditeur peut ainsi être transporté d’une ambiance à une autre tout en continuant à danser sans être heurté ou dévarié dans la réalisation de ces pas.
Nous avons pris la décision de tout faire pour que chaque morceau « sonne » quitte à prendre une journée ou deux de plus de studio. Au final, il fallait que l’on soit satisfait de l’intégralité des titres. Certain nous ont demandé beaucoup d’énergie et il a été souvent nécessaire de refaire des prises, changer des choix artistiques peu pertinents, faire des compromis et dans tous les cas prendre bien le temps nécessaire de réaliser un mix et un mastering qui nous satisfait entièrement .
En ce qui concerne le visuel cela s’est toujours fait après les prises et notre graphiste travaille en écoutant les pré mix de l’album afin de réaliser quelque chose de cohérent avec la musique.
Il part toujours sur des idées de bases du groupe (ex : volonté de faire une pochette à partir de petite figurine présente sur un mobile), puis nous fait des propositions que l’on affine ensemble.
Globalement, l’expérience du studio ma permis d’entendre enfin notre musique dans de bonnes conditions (prise de conscience du rendu de nos arrangements, pouvoir écouter un morceau correctement réalisé du début jusqu’à la fin sans « pain »).
Ceci fût pour moi une réelle fierté et consécration de plus de 2 ans de travail : proposer aux gens qui veulent écouter notre musique (danseur ou pas) un produit fini de A à Z représentant exactement notre recherche musicale!!
J’ai participé à l’enregistrement de 4 albums en 2008 (Le Bal en Chantier, Bal O’Gadjo, Danse sur le piano et Les Belles Musettes) et ce fût toujours aussi enrichissant et excitant.
Je remercie Mathias pour sa perpétuelle quête du « son parfait » (ce qui permet de toujours avancer et de réaliser des choses que l’on pensait impossible) avec qui ce fût un réel plaisir de partager toutes ces aventures.

Spi : In the coulisses
Les coulisses du studio sont un lieu de rencontre privilégié pour le preneur de son. En séance d’enregistrement, il vit un moment d'échange et de partage d'expérience avec les artistes et leurs oeuvres. Loin de l’image publique que ceux-ci se donnent sur scène en concert, en studio ils sont plus humains avec leur vulnérabilité, leurs doutes, leurs certitudes. A ce moment là où les choses vont être gravées pour la postérité, à ce moment là où les choses s'apprêtent à devenir définitives, le doute s’installe. Les artistes sont donc obligés d’accorder leur confiance et de se reposer sur le jugement de quelqu’un, donc sur celui du preneur de son. Ils vivent alors en relation étroite, un peu comme la femme enceinte et son accoucheuse. Il y en a qui se rongent les ongles, d'autres le mental. Mais une seule certitude reste au bout du compte : mener un enregistrement est une grande aventure.


Castanha et Vinovel :
Pourquoi un CD ?
Déjà parce qu'on nous le demande et aussi pour graver un moment de notre aventure musicale et humaine.
Nous choisissons les morceaux qui fonctionnent le mieux sur scène et aussi et surtout ceux qui nous plaisent. On les modifie un peu dans le sens où sur scène on joue avec l'énergie que nous renvoient les danseurs et en studio on peut pas faire venir une cola de dansaïres.
de plus le disque va être écouté plusieurs fois (du moins on espère) et donc demande un peu plus de rigueur
De nos jours avec un ordi un bon micro et une pièce qui sonne bien on a vite un bon studio à la maison et en plus y a pas d'horloge au-dessus de la table de mix…
Quand le disque est fini on l'écoute un peu pour vérifier le son et l'impact sur les amis puis ensuite on l'oublie un bon moment.

Doolin :
Nous avons enregistré pour faire découvrir notre genre, notre vision de ce genre, se faire connaître.
Nous avons pris les morceaux qui sonnaient le mieux sur scène, et aussi des morceaux qui ne sonnent qu’en studio.
Souvent il fau les raccourcir. Et nous rajoutons sur certain morceaux d'autres instruments ou nous nous doublons...
Pour l’instant nous avons opté pour le studio.
environ 5,6 mois en tout
Le choix du visuel est très difficile, nous avons essayé plusieurs possibilités : photo, dessin,..
C’est une belle aventure, avec des moments pas faciles comme les arrangements ou le mixage car nous sommes six.
Mais quand même de super moments pendant l'enregistrement où nous nous sentons comme dans une famille (c'est pour cela que nous nous disputons).

Danse sur le piano :
Pourquoi un CD ?
Avoir un objet dans les mains, une réalisation concrète, nous manipulons l’abstrait dans notre discipline.
Faire un cliché de son évolution musicale à un instant précis.
Donner un objectif, une échéance pour un travail collectif, devant être réalisé impérativement pour la date de sortie.

Pour les morceaux j’ai fait des propositions aux autres musiciens en fonction des formules diverses que nous avons mises en place. Ex : la marchoise me semblait intéressante à interpréter par un trio plutôt rock, la mazurka par un trio plutôt classique...
Les participants ont fait des propositions aussi : Bruno a suggéré les thèmes israéliens interprétés en gavotte de l’aven.
Nous avons intégré des morceaux trad. ainsi que des compos.

L’aventure humaine est une partie importante d’un tel projet ; pour nous, vu les
gens participants, il était tout naturel de travailler au studio de Mathias.
Neuf jours d’enregistrement, pour seize morceaux ; seize musiciens…
Et l’énorme travail assuré par Mathias pour le mixage, in quantifiable.

Pour le visuel notre démarche a été de faire confiance à Fabien. L’idée est de faire confiance à un spécialiste qui s’approprie une part du projet et en donne une expression visuelle selon sa sensibilité.

En conclusion, je dirais que c’est une aventure humaine exceptionnelle, jalonnée de belles rencontres musicales, la
fierté et là d’accomplir un long travail c’est une joie de construire tous ces morceaux et d’entendre petit à petit l’édifice se construire.

Merci à Vinovel, Marc, Guilhem, Bernadette, Maryse, Boris, Bruno, Mathias, Sébastien, Paulo, Julien, Jean-Michel pour avoir accordé un peu de leur précieux temps à ce témoignage.

CaroleFaydit

Et pour ma part, voir ma voix défiler sur l’écran du studio, réduite à une suites de « runes » incompréhensibles relève pour moi de la plus grande des magies….
Et, avez-vous remarqué que tous ces musiciens assimilent leur enregistrement à un accouchement ??? à méditer…


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