Mon propos n’est pas de faire un exposé historique sur la danse , bon nombre d’auteurs, historiens, collecteurs l’ont fait avant moi.
Je souhaite simplement exposer ce qui a été à l’origine des danses de baléti telles que nous les dansons aujourd’hui.
Le sujet est vaste et passionnant et je vous invite à consulter les ouvrages auxquels je fais référence, de même je vous encourage à aller danser « à la source » : c’est là que l’on est en relation avec l’esprit de la danse.
Faites un bal auvergnat par exemple ; ce n’est pas deux bourrées que vous allez danser dans la soirée mais une vingtaine.

 

Une tamuriata en Italie du sud va durer une bonne demi-heure et une autre s’enchaînera à la suite (ça relève du stage intensif en une soirée quoi !).

C’est là que l’on va comprendre quels sont les bons gestes pour aborder la danse en question : on ne possède réellement une danse qu’au moment où elle ne demande plus aucun effort, tant physique qu’intellectuel et qu’elle n’est enfin plus qu’un pur plaisir…

Carole Faydit

Vous souvenez-vous de vos premiers jeux collectifs dans la cour de récréation ???
C’était… il y a quelques années dirons-nous… en maternelle…..  Deux autres   enfants vous ont pris par la main et vous avez fait … une ronde !!!
Et la première danse est née…. Et la musique me direz-vous ?
Le chant bien sûr !!!
Voilà la première des danses répertoriées, on en parle dès le Moyen Age    : c’est une ronde chantée qui tourne vers la gauche et que l’on nomme carole. Pour les fêtes le peuple  s’amuse à caroler sur les places et dans les rues pendant que les seigneurs pavanent  dans leur chateau…..

Mais revenons aux jours d’aujourd’hui….. Où peut-on encore caroler, entrer dans une ronde (sans être obligé  d’être enseignant de maternelle) ?

 

Vous ne voyez pas ? Un lieu où l’on vient vous prendre par la main sans vous connaître, sans vous juger (parce qu’on n’est pas là pour ça !) ; toujours pas ? Un lieu où se côtoient des gens de tous âges, de toutes professions, même des chercheurs... d’emploi, des femmes au foyer, des médecins, des ados, des retraités…
Vous y êtes ?
C’est le balèti, un lieu où on laisse sa carte d’identité au vestiaire, où l’on vient pour partager un moment de pure fête.
Pas question  de pavaner ; ici on entre dans la danse, on entre en danse et pourquoi pas on entre en transe !
Appelez-le comme vous le souhaitez :
bal trad, balfolk, balèti ou fest noz
cela ne changera rien à l’affaire,  vous serez entraîné pareillement dans la ronde…….

Au plaisir de caroler ensemble…

Le prochain numéro:  comment en est-on arrivé à la danse de couple..et pourquoi on danse tout seul  en discothèque ?

Carole Faydit


L’expression la plus authentique d’un peuple  se trouve dans  ses danses et sa musique :  les corps ne mentent jamais

Agnès de Mille