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Parait que 2009 sera l’année de la « teuf »…. A vérifier, mais pour l’instant ça se prépare drôlement avec une floppée de nouveaux ateliers de danses de baleti, et une fréquentation exponentielle des ateliers déjà existants…
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| Commençons par les petits nouveaux : Le dernier né de Lève-Toi et danse ! déjà annoncé dans le précédent Fayditéria a enfin vu le jour ; c’est un réel combat que d’obtenir une salle !!! Il a lieu un lundi sur deux à La Peyrade résidence Paul Riquet, route de Balaruc. Il est animé par Audrey Deloffre. Deux ateliers ont été lancés sur Béziers, un sur Carcassonne, un sur Félines Minervois, un tout nouveau sur Pézénas….. et dernières nouvelles le breton revient à Prades chez Lève-Toi et danse ! toujours deux jeudis par mois (animé par Nathalie Smits…. On vous tiendra au courant) PRADES LE LEZ : MONTPELLIER: ANIANE : NARBONNE : Le collectif des ateliers du Gard nous a fait parvenir la liste suivante : SOMMIERES : NIMES : |
Cercle Celtique du Gard : VABRE : ARPAILLARGUE : St ANASTASIE : LEDIGNAN : MANDAGOUT : St HIPPOLYTE DU FORT : St JEAN DU GARD : SAINT MARTIAL : RUSSON : Cette liste n’est pas exhaustive, si vous avez connaissance d’un ou de plusieurs autres ateliers, n’hésitez pas à nous le faire savoir, nous diffuserons… Sachant que des ateliers comme Mélina Mercouri un mercredi sur deux ou St Jean du Gard un mercredi par mois, connaissent une fréquentation entre 50 et 70 danseurs… Donc, ça danse partout par chez nous en semaine dans un rayon de 50 km, on peut faire un atelier par jour (du jamais vu…) et les baletis ne sont pas en reste pour réinvestir… Carole Faydit |
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Saint Martial, petit village de 200 âmes en comptant large, perché là haut-là haut dans les Cévennes est bien connu par les fous de musique traditionnelle pour sa fantastique fête de la Saint Blaise. Dans le but d’ancrer un peu plus profondément la pratique de la musique et de la danse dans les mœurs villageoises l’association San Blase a créé un atelier de danse et de musique. Depuis janvier 2008, Pascal Chevalier, professeur à l’école de musique du Vigan vient souffler du hautbois languedocien avec ses élèves des hautes terres et Zibel « monte » leur dérouiller les gambettes et les initier aux danses de bal. Hélas, depuis septembre, les musiciens ont désertés ces rencontres conviviales mensuelles, d’autres ont déposé leur instrument, préférant la danse. |
Deux fois hélas, l’hiver est rude dans ces contrées isolées et malgré la motivation des plus acharnés, l’atelier s’essouffle faute de monde. Des solutions sont à envisager, avis aux amateurs. Qu’on se le dise, vive la danse !
Prochain atelier mensuel : vendredi 30 janvier 2009 à 18h30, salle de la mairie. |
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A la nuit tombée, nu sur une terrasse au milieu des bambous, bercé par une petite brise et un repas délicat dans le ventre. Un trio d'oud pour accompagner le vent dans les feuilles. Peut-être un bon moment pour écrire. Un texte sur la danse trad vue par un jeune ? Je suis jeune dans la vie (26 ans) et encore plus dans le trad (1 an et demi). Alors allons-y. Ecrit par un néophyte sans aucun savoir encyclopédique, par un non musicien sans racine ancestrale dans ce milieu, juste avec ce qui m'a nourri en danse pendant un an. Une expérience encore jeune (ça tombe bien) mais déjà riche quand je la compare à ce que m'ont apporté d'autres années de ma vie. Jeune ? Tradzone me vient immédiatement à l'esprit. Un forum sur le trad "pour tout le monde et par les jeunes". Parfois un peu trop "jeune" à mon gout: on peut passer sa vie à tourner sur les différents forums sans vraiment avancer ni danser. Mais c'est un excellent endroit pour chercher et trouver des bons plans pour danser. Et pour faire connaissance avec une partie du milieu jeune du trad. Il y a l'ouverture et le renouveau probablement apporté par cet afflux de sang neuf. Des influences musicales variées issues du jazz, de rythmes africains ou sud américains et de bien d'autres horizons. Dites 34 (dans sa version 2008), Bas les Pattes sont des noms qui me viennent à la bouche. Les musiciens constituant ces groupes ne sont d'ailleurs pas forcément des tout jeunes. Mais pour moi ce sont des symboles de la vivacité de la musique et du monde trad actuels.Vivant comme une langue. Influences musicales qui nourrissent une danse en pleine évolution. A cheval entre d'un côté les essences des différentes danses trad, issues de siècles d'enracinement et d'histoire, et de l'autre la virginité de corps en découverte/exploration de ce que la musique offrent, créent et dévoilent en eux. Ce qui me plaît dans le trad tel que je le fréquente/connais, c'est que c'est un espace ouvert. Loin de l'asphixie, très loin. Je parlais de ça ce midi avec une amie rencontrée dans le monde du tango et issue du monde des sciences, deux mondes qui sont moins loin de l'asphixie que le trad, pour ce que je connais d'eux. Et je prenais conscience une nouvelle fois du privilège du monde trad. Un milieu où je me sens si bien avec le "groupe" pris dans son ensemble, je n'en avais pas trouvé auparavant. C'est rare, c'est beau et c'est bon. Je précise pour éviter tout malentendu: ces lignes ne sont bien sûr que le reflet de mes impressions et de mon expérience. Elles sont donc pleines de partialité. Luttes d'influence et de pouvoir, rivalités, revendications, coups fourrés… Tant de choses qui existent partout. Dans le trad aussi ? Certainement. Est-il possible de s'en tenir à distance ? Même quand on s'implique vraiment dans ce monde-là ? Je l'espère. Explorer le monde du trad m'apporte pour l'instant un plaisir comparable à celui que j'imagine éprouver en débarquant sur une terre vierge, à la fois accueillante et pleine d'inconnue, truffée de vie et d'énergie, une terre magique où l'on peut se ressourcer, se découvrir et se charger de brassées de merveilles. Comme en Charentes en ce début de mois de juillet. Sur la Route des Parquets*. Un festival nouveau-né où l'on nage dans la beauté et la subtilité, porté par une force bien vivace que l'on sent partout, dans les moindres recoins du jardin du grand-père, transformé pour l'occasion en caverne d'Ali-Baba. Merci, Laurent, Marie, Nina et Sam. |
Autre chose à évoquer qui viendrait ? Le plaisir de sillonner les routes bien sûr. De France et d'ailleurs, à la recherche des moments de grâce en danse et en musique, dans le plaisir de retrouver ces visages et ces corps, unis par une passion et des moments de merveilles partagées. Un souvenir marquant de cette année: un bœuf sur le morceau "Take five" avec Raphaël au violon, Simone à l'accordéon et Camille à la trompette, lors d'une fin de nuit au festival de la Motte-en-Provence, en Avril. Ou plus récemment dans l'Allier, au fameux Gennetinnes, où j'ai pu découvrir la voix de Sarah, une lilloise, entourée de sa bande et d'autres musiciens, chantant des morceaux de jazz, à la fois si loin du "trad" et si proche du "trad". Ou dans le Sud de l'Italie, dans un territoire où des danses et musique de transe sont restées dans la tradition, sans que le collectage, synonyme pour moi de semi-coupure, soit passé par là. Un monde changeant, aux multiples facettes, qui surgit aux quatres coins de la France et de l'Europe, rythmé par les saisons, porté par tout un petit monde magique de lutins et de fées. Une petite pensée pour une jeune, nouvelle venue et dont je ne vois plus le bout du nez depuis quelques temps. Mélanie ? Tu es là ? Un mot où l'on peut mettre des tas de choses, ou plutôt une "chose" sur laquelle on peut mettre des tas de mots. Trad, traditionnel, folklorique, folk, trad'actuel, néotrad... Impossible d'avoir deux avis concordants sur le sens de ces mots auprès des vieux roublards de ce monde. C'est parfois bien gênant quand on veut parler plutôt que danser. Mais c'est certainement un autre signe de la vitalité de cet univers en pleine mutation. Mutation. Quand je vois de la danse contemporaine à Gennetinnes, c'est un mot qui me vient à la bouche. Flirt entre l'ouverture et le traditionnalisme, avec les bons et mauvais côtés de chaque penchant. Différence de conception et de pratique d'un pays à l'autre. Danse animée par des bénévoles en France ou par des salariés en Belgique. L'argent s'en mêle mais permet peut-etre un accès plus facile pour "l'étranger" au trad. Transmission d'une longue et vieille histoire chargée d'érudition comme à Gennetinnes ou d'une vie plus métissée comme à Andanças. Le monde du trad est constitué de toutes ces touches de couleurs bigarrées. C'est à mes yeux ce qui fait sa vie, sa force et sa beauté. Un dernier trait, qui me marque de plus en plus dans cet univers: la densité de jeunes personnes (autour des 20 ans) déjà très ancrées dans une passion, avec tout ce que ça demande de travail, d'investissement et tout ce que ça donne de force, de désir et de volonté. Des personnes qui ont fait un chemin que beaucoup parmi nos semblables n'ont toujours pas abordé à la fin de leur vie. Vivre intensément, pour quelque chose qui fait vibrer les racines les plus profondes de notre être, à des lieux de la vanité du monde dominant. Le métro boulot dodo de 68 est toujours le quotidien pour la grande majorité. Alors que tant de très jeunes dans ce monde trad sont tellement plus proches des forces primitives de la vie. Hasta luego sur un parquet !
*Adresse du site: http://www.surlaroutedesparquets.fr/ |

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